Ondes de choc pour la dysfonction érectile : des séances d'entretien mensuelles changent-elles le résultat ?
Effectiveness of monthly maintenance low-intensity shockwave therapy added to a weekly protocol for erectile dysfunction: multicenter open-label randomized study
En bref
Faut-il prolonger un traitement par ondes de choc avec des séances d'entretien ? Dans cet essai mené auprès de 186 hommes, ajouter cinq séances mensuelles n'a pas amélioré le score moyen d'érection à 6 mois, mais davantage d'hommes ont atteint une amélioration perceptible. L'étude ne comportait pas de traitement simulé et a été financée par un groupe de cliniques privées.
Analyse pour les professionnels
ECR ouvert multicentrique : 6 séances hebdomadaires de Li-ESWT (2 000 impulsions sur la verge, 1 000 sur les corps caverneux proximaux ; 0,20 mJ/mm²) versus le même protocole suivi de 5 séances mensuelles d'entretien. Critère principal, IIEF-EF à 24 semaines : pas de différence significative (médianes 18 [groupe hebdomadaire] contre 22 [groupe entretien] ; p = 0,147). Atteinte de la différence minimale cliniquement importante plus fréquente avec l'entretien (groupe entretien 62,8 % contre groupe hebdomadaire 35,8 % ; RR 1,69 ; IC 95 % 1,2–2,3 ; p ajusté = 0,02 dans le résumé, 0,03 dans le texte). Aucun événement indésirable grave.
Points clés
- Critère principal négatif (IIEF-EF à 24 semaines).
- Critère secondaire en faveur de l'entretien : 62,8 % vs 35,8 % atteignent la DMCI.
- Pas d'événement indésirable grave.
- Adhésion incomplète : 70 des 93 patients (75,3 %) du groupe entretien ont terminé le protocole.
- Étude financée par un groupe de cliniques privées employant les auteurs.
Limites
Essai ouvert sans bras simulé, pas d'évaluation par écho-Doppler pénien, adhésion plus faible dans le groupe entretien (70 des 93 patients ont terminé le protocole), critères déclarés par les patients, financement et auteurs issus d'un groupe de cliniques privées.
Financement et liens d'intérêts des auteurs
Étude financée par Boston Medical Group, groupe de cliniques privées spécialisées dans la dysfonction érectile ; les auteurs en sont salariés (ils déclarent par ailleurs ne pas avoir de conflit d'intérêts).